
jeudi 15 janvier 2009
Mohamed VI ne participe pas aux sommets arabes

Libellés : Notre société
mardi 13 janvier 2009
Le réveil du Golfe arabique?
Johannesburg, été 2002, lors d'une réunion de préparation du Sommet Mondial du Développement Durable, le délégué du Maroc fit une intervention qui mettait en relief les efforts et projets, encore timides, de son pays pour promouvoir les énergies renouvelables. En faisant cela, il était loin de se douter des réactions que ces déclarations allaient soulever: rien de moins qu'une réunion du groupe arabe avec pour point à l'ordre du jour la clarification des propos tenus par le délégué marocain allant à l'encontre des intérêts des pays frères exportateurs de pétrole!
Plus de six ans plus tard: le vent a tourné et le soleil a dégelé les esprits dans les pays frères du Golfe arabe, majoritairement producteurs des 80 millions de barils de pétrole que l'humanité consomme chaque jour, avec tous les effets négatifs que l'on connaît sur le climat et la planète.
En effet, et comme cela a été déjà signalé par un billet publié dans ce Blog, il y a un an presque jour pour jour, les Emirats Arabes Unis poursuivent leur projet de construction, par un architecte britannique et une entreprise canadienne, de la ville écologique de Masdar. A titre d'illustration, les plans initiaux de cette ville ont exclu à la fois l'aluminium et le béton conventionnels, car la production de ces matériels crée des niveaux élevés d'émissions de CO2. Les fabricants d'aluminium se sont conformés avec cette exigence et ont présenté un produit qui réduit les émissions de 90 pour cent par rapport à l'aluminium habituel.
Non loin de là, en Arabie Saoudite, la nouvelle Université d'Etat King Abdullah University of Science and Technology, a accordé l'an dernier à un chercheur américain de Stanford la somme de 25 millions de dollars afin de lancer un centre de recherche sur comment rendre le coût de l'énergie solaire compétitif avec celui de l'énergie issue du charbon. Cette même université a également subventionné par un don de 8 millions de dollars un chercheur de Berkeley pour développer la fabrication de béton vert.
Toujours dans la région, en Novembre dernier, le gouvernement du Qatar a signé un accord avec la Grande-Bretagne lors de la visite du Premier ministre Gordon Brown, pour investir plus de 220 millions de dollars, dans un fonds britannique dédié aux technologies faibles en carbone.
Ce sont là des signes indéniables de la prise de conscience par ces pays du fait que le pétrole a une durée de vie limitée et que ses revenus ne sont pas éternels. Reste bien entendu la question des bénéfices de ces actions sur les citoyens de ces pays, et sur leur développement humain…
Libellés : Environnement
vendredi 9 janvier 2009
Les petits murs

La situation à Gaza est catastrophique. Nous en sommes à plus de 700 morts en onze jours et rien n'indique qu'il y aura une quelconque amélioration dans les prochaines heures. L'ONU et les autres médiations ne semblent pas aboutir: l'enfer va donc continuer pour des populations innocentes, impuissantes face à l'agression d'Israël.
Libellés : Coup de gueule, Notre société
mercredi 7 janvier 2009
Transport au Maroc


Qui se préoccupe de ce secteur?
Libellés : Environnement, Notre société
samedi 3 janvier 2009
Ames et sang à Gaza
Des centaines de morts, du sang, de la détresse, des larmes, partout à Gaza. Compassion, dénonciation, indignation, paroles et mots, ailleurs.
Libellés : Coup de gueule
mardi 30 décembre 2008
Mes voeux pour 2009 (3/3)
Libellés : Hommage
dimanche 28 décembre 2008
Mes voeux pour 2009 (2/3)
Le parti de l’USFP fêtera en septembre 2009 le cinquantième anniversaire de sa constitution.
C’est pour ce parti central de la scène politique marocaine l’occasion de faire un bilan et de dresser l’état des lieux. J’espère que l’actuelle direction fera le nécessaire pour célébrer cet anniversaire avec lucidité et clairvoyance.
Pour ma part, en tant que militant de ce parti depuis de nombreuses années, un militant qui a tant donné et qui a tant reçu de ce parti, le constat est alarmant et triste : la situation n’est pas reluisante. La combativité des années 60 est perdue. Le lustre des années 70 et 80 est terni. La position dans la société des années 90 est érodée. La solidarité interne est émiettée. Les structures locales sont en panne et les relais ne fonctionnent plus.
Si l’objectif bien compris de chaque parti est d’arriver au pouvoir, l’USFP a durant des années fait croire que cela ne l’intéressait pas. Ce parti a longtemps fait son travail d’opposition, sans concession, en protestant, en critiquant et en répétant le fameux slogan : les sièges ne nous intéressent pas.
Mais au contact du pouvoir, la transformation appropriée n’a pas eu lieu et le revirement a été fatal. Associé aux commandes, de manière très limitée et contrôlée, à la faveur d’un compromis de transition, le parti de l’USFP ne se battait plus que pour se maintenir, que pour ne pas se faire exclure, aussi réduite que pouvait être la parcelle de pouvoir qui lui était attribuée. A défaut d’exercer le pouvoir, ses représentants ne visaient plus qu’à s’y maintenir.
Mon vœu pour 2009 est que cette situation se clarifie et que les conséquences soient tirées, pour qu’une véritable alternative soit proposée. Sans nuisance ni complaisance.
Que l’USFP, élargi, rénové, devienne un parti qui n’est pas là pour rassurer, mais pour assurer la mission de parti vigilant contre les excès et les dérives, un rôle d’avocat des catégories sociales exclues, de porte-parole des élites attachées au développement et à la modernisation de leur pays. Un parti défenseur de l’option social-démocrate qui démontre chaque jour, partout, qu’il est possible de présenter une offre politique structurée capable de sauver le Maroc du danger intégriste réactionnaire et de la dérive mafieuse.Libellés : Usfp
mercredi 24 décembre 2008
Mes voeux pour 2009 (1/3)
C’est la période des rétrospectives (en voici une, bien faite) et des vœux.
Pourquoi ne pas sacrifier à ce rituel ? La fin d’une année et le début d’une autre : c’est l’occasion idéale de rêver, de se détacher du quotidien et de se demander : que souhaite-t-on vraiment que cette nouvelle année nous apporte ? Pas pour soi-même, ni pour son entourage, cela relève du personnel, de l’intime. Mais pour le pays, pour son avenir proche.
Je me suis posé cette question et je ne vous cache pas que j’ai eu du mal à m’engager. Il ne faut pas être trop généraliste, pas trop ambitieux, pas prétentieux. Il faut tenir compte de la situation, des contraintes. Rêver, d’accord, mais pas trop ! Rester dans le réel, il le faut, mais en se projetant dans l’avenir.
Finalement, je me suis décidé. Je plonge. En me limitant à deux sphères. Chacune fêtant un anniversaire.
La première, c’est la monarchie qui, en juillet prochain, célébrera le dixième anniversaire de l’intronisation de Mohamed VI.
Institution principale, majeure, incontestée, incontournable. Une institution qui, dans l’intérêt du pays et des citoyens, doit être forte, engagée dans les grandes causes et disposer des moyens et des ressources pour jouer ce rôle central. Une institution indispensable dans les pays arabes, il faut croire, puisque là où elle n’existe pas, elle est inventée de toutes pièces, par tous stratagèmes.
Mon vœu pour l’année qui vient, et celles qui suivront probablement, est que cette monarchie se transforme encore davantage.
Qu’elle n’écoute pas seulement ceux qui lui décrivent le salut uniquement dans la poursuite des traditions ancestrales. Qu’elle ne se range pas toujours du côté de ceux qui lui conseillent de s’impliquer dans toutes les affaires, petites et grandes, du pays.
Qu’elle soit juste, équitable, efficace et transparente.
Qu’elle édicte, sur ces bases, ses règles de fonctionnement et qu’elle les annonce publiquement.
Qu’elle délimite clairement ses champs d’intervention, en dehors des enjeux immédiats, afin de libérer toutes les énergies, encourager les talents et développer la créativité.
Qu’elle clarifie sans plus tarder ses relations avec la justice, le monde des affaires, les partis politiques, le gouvernement. Que les missions et rôles des conseillers et les procédures de nomination aux postes de haute responsabilité soient fixées et connues de tous.
Ce n’est pas seulement une affaire d’amendement constitutionnel. Cela doit se faire, bien sûr. Mais c’est surtout une affaire de pratiques et de gestes visibles, inspirés du bon sens et des acquis universels, acceptés par tous, sans ambiguïtés. La monarchie et le roi disposent du pouvoir de l’exemple. Un pouvoir immense. Le gouverneur, le caïd, le ministre, quiconque détient une parcelle de pouvoir garde les yeux rivés sur cet exemple et s’en inspire dans son comportement quotidien, en bien parfois, mais en mal trop souvent.
Notre région est à la veille de bouleversements majeurs. Le règlement de l’affaire du Sahara marocain est crucial pour le Maroc. Il est, comme chacun sait, lié à la situation en Algérie, qui bâtit son prestige, sa nuisance et ses relations sur l’exportation du Gaz et du Pétrole. Mais le monde change. La nouvelle administration américaine, en ces temps de crise, déploiera tous les moyens, et le monde suivra, pour se libérer des énergies fossiles et de la nuisance des régimes qui en disposent et qui en vivent exclusivement.
Ceci est un bon point pour le Maroc, qui heureusement ne se trouve pas dans cette catégorie de pays et qui est doté pour emprunter le raccourci. Mais pour renforcer ces positions, il faut aussi des pas significatifs sur la voie de la bonne gouvernance, la vraie, pour la modernisation et le développement de notre société et pour s’assurer une bonne place dans le nouveau monde qui se construit. Un monde qui ne reconnaît que la gloire qui s’acquiert par l’inventivité et l’esprit constructif et non par la bravoure infantile et la nuisance contreproductive (voir ici le comble du comble).
Libellés : Réflexion
samedi 20 décembre 2008
Le Maroc et le Monde d'après la crise
Ce n’est plus un secret pour personne, et ce n’est pas l’actuelle crise qui y changera quelque chose : l’économie mondiale doit être transformée ! Fonctionnant essentiellement aux énergies fossiles, rejetant dans l’atmosphère les gaz à effet de serre responsables du réchauffement global et de toutes les conséquences qui en résultent sur la vie humaine, la sortie de la crise ne peut se faire qu’en visant en même temps l’objectif d’une croissance plus clémente avec la planète.
Le monde tourmenté d’aujourd’hui doit se rappeler cette maxime d’Einstein : « On ne peut régler les problèmes avec les moyens qui les ont crées ! ». Une nouvelle économie, basée sur les technologies propres, répondant aux besoins humains de bien-être et de progrès et respectant le milieu naturel, est déjà en train de se cristalliser. Ces technologies, qui ne sont pas seulement le solaire, l’éolien ou les voitures électriques, mais englobent les nano et bio technologies, l’Internet et ses dérivés, les nouveaux bâtiments, et d’autres encore, marqueront les nouvelles frontières entre ceux qui y croient et s’y préparent d’un côté et ceux qui s’y refusent et persistent dans leur attachement aux industries du passé, de l’autre.
Et justement, un signal très fort a été lancé le 19 novembre dernier quand Obama déclarait : « Ma présidence marquera un nouveau chapitre dans le leadership américain sur le changement climatique, qui renforcera notre sécurité et créera des millions de nouveaux emplois ». Le futur proche est donc dessiné. Nous sommes loin du temps où G.W. Bush en mars 2001 annonçait le retrait de son pays de Kyoto pour cause de preuve insuffisante de la gravité du phénomène et d’absence de lien entre l’activité humaine et le réchauffement planétaire.
Dans le même esprit, le 20 novembre, le National Intelligence Council publiait un rapport sur les tendances globales de 2025 dans lequel on pouvait lire : « Les nouvelles technologies pourraient apporter des solutions, telles que des alternatives viables aux combustibles fossiles ou les moyens de surmonter les contraintes de la nourriture et de l'eau. L'incertitude critique est de savoir si les nouvelles technologies seront mises au point et commercialisées à temps pour éviter un ralentissement de la croissance économique en raison des contraintes de ressources. »
Le défi, justement, est de lever cette incertitude…
Le Maroc, un pays qui ne dispose ni de pétrole, ni de gaz, ni de charbon, a tout intérêt à se ranger avec les pays qui montent dans le train de cette nouvelle économie, moins émettrice de carbone. Pour continuer à se développer en sauvegardant ses ressources naturelles, mais également pour contribuer à l’effort global de lutte contre le changement climatique au sein d’une communauté internationale qui le lui reconnaîtra dans la défense de ses causes.
Il est vrai que le marocain subit de plein fouet les effets négatifs du réchauffement global, bien qu’étant très faible émetteur de CO2 dans l’atmosphère : seulement 2 tonnes rejetées en moyenne par an, à comparer avec les 12 tonnes émises par un occidental. Mais la vulnérabilité du Maroc au changement climatique, qui est maintenant reconnue et avérée, est loin d'être seulement une menace. Cette situation est un défi majeur certes, mais un défi porteur d'immenses opportunités.
L’Agence Internationale de l’Energie estime à 45 000 milliards de dollars les investissements qui iront à l’énergie propre d’ici à 2050. Barack Obama engage son pays dans un programme qui prévoit d’investir 150 milliards de dollars avant 2020 dans ce même domaine.
Le Maroc qui a relativement bien réussi à tirer avantage des nouvelles technologies de la communication, et qui pourrait fait encore beaucoup mieux en améliorant son système éducatif, est un pays riche en gisements de soleil et de vent. Pourquoi ne pourrait-il pas tirer une fraction même minime de cette manne financière qui se déploiera dans le monde durant les prochaines décennies ?
Le Groupe Delattre Levivier Maroc donne un exemple parmi d’autres sur les pistes ouvertes par cette nouvelle économie. En se plaçant dans l'éolien avec un investissement de plus de 75 millions de dh dans une usine neuve, qui peut produire 300 mâts d'éolienne par an, cette entreprise produira une capacité proche de celle des grands groupes internationaux du secteur, comme le Danois "Vestas" ou l'Allemand "Enercon".
Mais il n’y a pas que les énergies nouvelles. L’agriculture biologique, la médecine, les nanotechnologies, la réutilisation des eaux usées, le tourisme écologique, le dessalement de l’eau de mer par les énergies renouvelables, la valorisation des déchets, offrent des possibilités indéniables d’investissement et de création d’emplois auxquelles il faut, rapidement, préparer l’environnement légal et former les compétences humaines.
Tous ces domaines nouveaux, créateurs de richesses et protecteurs de l’environnement doivent figurer en tête des priorités de notre gouvernement, de nos universités, de notre patronat et de notre société civile.
Libellés : Environnement, Publié, Réflexion
jeudi 18 décembre 2008
Démo
Les mots comptent-ils vraiment? Leurs origines, leurs significations qui différent?
Prenons-en un: RESPONSABLE.
Voici la définition qu'en donne le Littré:
"Qui répond, qui est garant de quelque chose ou de quelqu'un. Être responsable envers quelqu'un."
C'est clair! Mais de nos jours, et surtout chez nous, ce n'est plus vraiment cela. Etre responsable, c'est tout simplement être chef. C'est à dire, diriger, commander, avoir un tampon sur un bureau. Quant à répondre: cela dépend quand, avec qui et dans certaines conditions.
Pour être fixé sur le sort de ce mot, d'une langue étrangère, qui, donc, ne nous engage pas beaucoup, voyons son équivalent en langue arabe: MASSAOUL.
La racine de ce mot provient du verbe: SAALA, donc interroger, demander.
La démo est faite: ici, on nous demande. On ne répond pas!
Les mots jouent souvent de mauvais tours, même aux plus grands des auteurs. Prenons par exemple le roman "Désert", du prix Nobel de littérature 2008 JMG Le Clézio. L'histoire de ce roman se passe en grande partie au Maroc, dans les régions du Sud, au début su siècle passé. (A telle enseigne que cela pourrait servir pour renforcer la position marocaine, mais ce n'est pas le sujet). L'auteur relate des épisodes de lutte du Cheikh Maa El Ainine, contre l'occupant étranger et à plusieurs reprises il traduit mot à mot le nom de ce grand personnage ainsi: l'eau des yeux.
En fait le mot Al Ain en arabe ne signifie pas seulement œil, mais aussi source. Et au Sahara, quiconque vous interrogerez sur le sujet vous le confirmera. Mieux encore, lorsque l'on veut railler un des descendants qui ne fait pas honneur à la réputation et droiture de ce grand homme, on dit qu'il s'agit de l'eau des égouts, par opposition à l'eau des sources...
Mais les besoins du roman autorisent bien quelques écarts....
Libellés : Rien




